La compagnie « L’Arc électrique » a été fondée en février 2011. Elle est installée à Tours, en région Centre, et à Aix en Provence, en région PACA. Sa direction artistique est assurée par Charlotte Gosselin, et Sélim Alik.

Depuis 2016, la compagnie est conventionnée par la Région Centre-Val de Loire; à compter de janvier 2019, elle est également conventionnée par le ministère de la Culture, DRAC Centre-Val de Loire. Nous serons prochianement associés au Bouffou Théâtre à La Coque (56) sur 3 ans. (2019/2020/2021).

 

Depuis sa création, l’activité de la compagnie a constamment été en évolution, non seulement dans l’ambition de ses créations et projets de territoire mais aussi dans le développement de ses partenariats.

Nous sommes aujourd’hui en partenariat avec plusieurs lieux culturels ainsi que structures sociales: L’espace Malraux (Joué-Lès-Tours), L’Hectare (Scène conventionnée pour les arts de la marionnette – Vendôme), le collège Jean de La Bruyère à Tours Nord, le collège Sainte Clotilde à Amboise, le lycée Marmoutier (Tours), la FOL18, le Centre Social de La Rabière, le Bouffou Théâtre (56).

Nous avons eu le soutien de la DRAC Centre-Val de Loire sur toutes nos créations, ainsi que du Conseil Départemental d’Indre-et-Loire, de la ville de Tours, de la ville de Joué-Lès-Tours, et de la CGET (notamment sur nos projets de territoire).

La compagnie en est aujourd’hui à sa 6ème création (“Sermons Joyeux” de Jean-pierre Siméon).

Calendrier des créations:

2011 – BEN (coproduction CDR Poitou-Charentes – Théâtre de la Tête Noire)

2013 – L’Errant (compagnonnage au Bouffou Théâtre à la Coque)

2014 – BEN à la rue (coproduction festival Label Rayons Frais – ville de Tours)

2016 – Ô de Mer (coproduction Amboise, Joué-Lès-Tours, Com com Ste-Maure-de Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire).

2017 – KIDS de Fabrice Melquiot.

Toutes ces créations ont également été accompagnées de projets de territoire:

Autour de 300 heures par an, sur les territoires. La compagnie a donc toujours deux pôles qui avancent conjointement, la création artistique et les projets de territoires.

Est-ce vous

Qui comprendrez pourquoi,

Serein,

Sous une tempête de sarcasmes,

Au dîner des années futures

J’apporte mon âme sur un plateau ?

Larme inutile coulant

De la joue mal rasée des places,

Je suis peut-être

Le dernier poète.

Vous avez vu

Comme se balance

Entre les allées de briques

Le visage strié de l’ennui pendu,

Tandis que sur le cou écumeux

Des rivières bondissantes,

Les ponts tordent leurs bras de pierre.

Le ciel pleure

Avec bruit,

Sans retenue,

Et le petit nuage

À au coin de la bouche,

Une grimace fripée,

Comme une femme dans l’attente d’un enfant

À qui dieu aurait jeté un idiot bancroche.

De ses doigts enflés couverts de poils roux, le soleil vous a épuisé de caresses, importun comme un bourdon.

Vos âmes sont asservies de baisers.

Moi, intrépide,

je porte aux siècles ma haine des rayons du jour

l’âme tendue comme un nerf de cuivre,

je suis l’empereur des lampes.

Venez à moi, vous tous qui avez déchiré le silence,

Qui hurlez,

Le cou serré dans les nœuds coulants de midi.

Mes paroles,

Simples comme un mugissement,

Vous révèleront

Nos âmes nouvelles,

Bourdonnantes

Comme l’arc électrique.

De mes doigts je n’ai qu’à toucher vos têtes,

Et il vous poussera

Des lèvres

Faites pour d’énormes baisers

Et une langue

Que tous les peuples comprendront.

Mais moi, avec mon âme boitillante,

Je m’en irai vers mon trône

Sous les voûtes usées, trouées d’étoiles.

Je m’allongerai,

Lumineux,

Revêtu de paresse,

Sur une couche moelleuse de vrai fumier,

Et doucement,

Baisant les genoux des traverses,

La roue d’une locomotive étreindra ton cou.

 

Vladimir Maïakovski, 1923